[ De] trOp.

Il m'embrasse..

Et ça passe.

:-)






# Posté le jeudi 18 octobre 2007 13:39
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:37

Petite fille.

Petite fille.

J'avais 15 ans.

Un chagrin plus gros que moi me pesait sur le coeur. Des larmes lourdes me coulaient sur les joues, sans que je ne les sente même rouler. Ca a duré tellement longtemps, qu'un jour j'en ai même fait des photos. Qu'il a osé trouver belles.
Pures.

Qu'il ? Le responsable des larmes, bien sûr.
Le mauvais.
Le premier.
Celui qui restera probablement toujours un mystère.

C'est quand même.. Perturbant. Lui, il adorait les photos de la tristesse qu'il avait lui même provoquée.
Et, encore aujourd'hui, la photo que mon amoureux préfère, c'est une photo ou j'ai les larmes aux yeux. Larmes aux yeux de le voir si proche d'une autre, avant d'être enfin à moi.
Il n'a jamais su.. D'ou venait cet éclat au fond de mes yeux. Mais moi, si. D'une peur. D'une appartenance. Il a aimé la tristesse qu'il suscitait en moi, avant de m'aimer moi. Mais je m'égare..

Il m'avait dit, après avoir vu ces photos, dont il avait bien sûr exigé l'exclusivité, afin de les modifier à son gôut..
Que je n'avais jamais été si jolie.

Petite fille aux yeux bleus noyés.
Je lui en veux encore pour ses mots.
Je lui en veux encore pour toutes ses larmes.

Il passait les doigts sous mes yeux. Il se léchait les doigts, après.
Je n'y vois aujourd'hui qu'un peu de cruauté encore.
A ce moment là, j'imaginais je ne sais pas.. Qu'il devait m'aimer sacrément fort pour faire ce genre de choses.
Petite conne.
Il savourait juste..

Sa force.
Et ma faiblesse.


J'avais 16 ans, le coeur à l'envers, et un soupçon de force dont j'ai fait n'importe quoi.

J'ai tourné la tête d'un garçon, presque un homme, un "vieux". 18 ans, vous imaginez ?
6 mois ça a duré. Les allers-retours pour aller le voir là-bas..
" Je t'aime ". Il me le répetait si souvent. Je n'y ai jamais répondu. J'ai même ri, une fois.
Ma méchanceté comme unique bouclier.
Plus jamais je t'aime, plus jamais de sentiments, plus jamais mon coeur offert.
J'avais 15 ans,
et je n'y croyais plus.
Il avait réussi ça, avec son sourire, celui qui faisait briller ses yeux.
Bleus, bleus, bleus.
Bousillé l'espoir. Massacré le coeur. Effacé l'amour. Usé l'idéalisme. Tué une part de moi.
Et c'est ce garçon qui en a payé le prix. Il a eu la bétise de tomber amoureux de moi. Et moi la faiblesse d'en profiter. Ou le contraire. Pourquoi lui et pas un autre? Par facilité. Il habitait loin. Je pouvais être aussi salope que j'en avais envie.. A qui parlerait-il?

Mauvaise. Calculatrice. Méchante. Cruelle.

Besoin d'être la plus forte.

Je me souviens du jour ou il m'a dit d'une petite voix, dans l'oreille, tendrement :

" J'ai envie de faire l'amour avec toi."

Je me revois lui répondre que jamais, jamais je ne le ferais avec lui.
Pas la première fois. Je ne ferais ça qu'avec quelqu'un que j'aimerais sincèrement.

Un monstre,
Il avait fait de moi un petit monstre.

Je suis partie, au bout de 6 mois.
Ne pensez pas que j'ai fait ça par gentilesse, pour le laisser vivre enfin.
Non.

Juste parce qu'enfin..
Mon amoureux avait envie d'être avec moi.
Et qu'avant d'être avec lui, je voulais être libre, totalement.
J'étais sur un nuage. Peut-être enfin ma belle histoire?
Je ne me suis pas trompée, quelques mois plus tard, on s'est embrassés.
Depuis.. Il est tombé amoureux.

On est amoureux. Depuis presque trois ans. Une belle histoire. Pas de sale, pas de mal, pas de jeu cruel. De l'amour. Du tendre, du vrai. Je ne suis qu'à lui.

Le garçon , le "vieux" de 18 ans,
s'est pendu quelques mois plus tard.
Sa maman m'a confié son journal, il y à quelques mois.
Il parle de moi. Il y note tout ce qu'il ne comprend pas,
tout ce qui le brise, l'esquinte un peu plus chaque jour. Mon indifférence, et la tristesse qui l'emplit.

Mon premir chagrin d'amour avait fait de moi une fille dont je ne suis pas fière.
Une fille comme lui.
Qui prend et qui s'en va.
Un fille comme lui,
Qui ne donne rien, même contre de la tendresse, même contre de l'amour.

Je m'en suis voulue, pendant longtemps.
Puis j'ai réussi à me raisonner.
J'ai peut-être été l'élément déclencheur, mais..
Je ne suis pas responsable de sa mort.

Jamais je ne lui ai fait de promesses. Dure, cassante, froide. Dès le début.
Il est tombé, comme une fille.
Et mon erreur à été de l'enfoncer au lieu de le relever. De l'enfoncer, pour tenir debout, moi.
Petite fille égoïste. Inconsciente aussi.

J'ai été aussi dégueulasse que lui.
Et ce qu'il m'a fait ne m'excuse en rien.
Mais..
L'idée que la passion puisse transformer quelqu'un à ce point n'a pas cessé de me terrifier.

Si un jour..
Est ce qu'après la chagrin, après les cris, les larmes, la colère...
Je redeviendrai cette fille là?
# Posté le lundi 08 octobre 2007 11:25
Modifié le samedi 29 mars 2008 08:51

Au futur qu'on aura pas. [ Fiction. ]

Au futur qu'on aura pas.  [ Fiction. ]

Au futur qu'on aura pas.

A ses yeux qui ne se poseront plus sur moi. Plus comme avant, plus comme il y à encore quelques semaines. Qui resteront sans cet éclat particulier, celui qui m'appartenait quand je le touchais. Des yeux, des mots, des lèvres.

A ses mains qui ne toucheront plus les miennes. Plus exprès, plus tout le temps. Ses doigts qu'il gardera pour lui. Qu'il ira emmêler à ceux d'une autre, peut-être. Sûrement. Qui ne chercheront plus à me faire frémir, trembler, gémir. A leur chaleur qui ne me réchauffera plus.

Aux nuits d'amour qu'on ne vivra plus. Aux réveils calins qu'il réservera à une autre. Aux plus mauvais matins qui m'attendent. Quand ma première pensée sera inévitablement : "non.." en constatant que ma peau ne sent plus la sienne, que son parfum me brûle le coeur et les yeux. A son lit dont je ne bousillerai plus les lattes, une par une. A ses lèvres, à sa peau, à ses yeux.


Aux conneries qu'il ne me racontera plus. Au rire qui ne me sera plus jamais adressé, à moi, rien qu'à moi. Aux serments que je n'entendrai plus. Plus à toi, plus à moi, plus de nous. Plus ta main dans la mienne, plus ma vie qui se perd dans la tienne.


A mes larmes qui coulent sans interruption, qui couleront encore longtemps, qui viennent de si loin et qu'il ne sèchera pas. Plus.
A mes larmes qu'il ne verra même pas.

A nos souvenirs, à nos je t'aime, à nos j'ai envie de toi, de te toucher, te faire l'amour, mon coeur, mon amour, que toi, que toi, que nous, rien que nous,à nos paroles, à nos non-promesses, nos non-serments, notre amour, aux t'es beau, aux t'es si jolie, aux je ne peux pas me passer de toi, aux je ne veux pas te perdre, pas que ça s'arrête. A nos promesses déguisées. Promesses de rien, de rien du tout, puisque c'est fini? A la vie, la vie qui me vole tout, à ces années qui sont passées si vite, j'ai oublié de tout garder, empiler, consigner, écrire. j'ai oublié certaines choses, je perds déjà un peu de notre histoire.

Au coeur qui se tord. Aux yeux qui piquent tellement, tellement. A cette boule dans la gorge.
A ces pensées terribles qui me retournent. Lui, lui, lui. Partout, tout le temps. Avec une autre? Qu'il touche(ra), embrasse(ra).

Et merde, à celle à qui il fera l'amour. J'ai tellement envie de dire "baisera." Celle avec qui il ne ressentira rien.
Pas après moi. Pas après nous.

Elle me volera tout quand il la touchera. Elle m'effacera.

Nous, nous, nous.
On, on, on.

Ne plus le dire, le penser si fort. Redevenir une.
Plus d'armure, plus de soleil..

Au futur qu'on aura plus.

Au futur qu'on a jamais eu.

La vie savait.


[ FICTION.]


* Si tu tires un trait sur moi.. Je ne le supporterai pas. Alors.. Tue moi, tue moi, mon amour. Si tu t'en vas.. Mon amour. Sauve moi, tue moi.. Pour qu'enfin, je ne sente plus rien. *






# Posté le mercredi 19 septembre 2007 14:44
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:39

De fait ,

De fait ,
C'est un fait, je préfère, et de loin, le monde du travail à celui des études.

Il a un goût tellement plus réel.
J'y sens les enjeux. J'en vois l'intêret.
Pas que je ne comprenne pas celui d'apprendre. Mais j'aime apprendre seule, par moi même, des choses qui me captivent, sans m'encombrer de ce qui m'indiffère.

On a une vie, une seule, et elle est courte. Très courte. Je suis déjà en âge de signer des contrats. Il y à quelques années qui me paraissent quelques jours, je croyais que tout cela n'arriverait jamais.
Petite, j'avais une certitude : je mourrais avant mes dix huit ans. C'était si loin.
J'en ai à présent 19 bien sonnés, je suis toujours en vie, et je n'aime toujours pas l'école.
Ma vie passera à une vitesse effroyable. Et quand je suis sur un banc d'école, à étudier une matière qui ne me parle pas, je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis en train de perdre mon temps.

Aujourd'hui, sincèrement, au boulot, l'ambiance était merdique. Les clients chiants. Il faisait mauvais. Et trop chaud dans le bureau.
Mais rien à faire, ça reste toujours mieux qu'une journée de cours.

J'ai beau tourner ça dans tous les sens, ma meilleure journée de cours n'égalera pas une piètre journée de travail.


Mais.
On vit dans un monde ou s'il l'on est pas surdiplômé, on ne peut prétendre qu'à des boulots sous payés.
Ici, je gagne de l'or en barre, mais uniquement parce que j'ai tous les avantages liés à ma condition étudiante. Sans ça, je n'aurais même pas pu postuler pour mon job d'été. C'est dingue, non? J'en suis tout à fait capable, c'est un travail simple, mais.. Sans diplôme, on y a pas accès.
Pourtant, on vit aussi dans un monde ou ces mêmes personnes surdiplômées ne sont pas sûres de trouver un emploi. Qui dit diplôme dit meilleure paye.

Et moi..

Je rêve d'un monde ou l'on aurait accès aux emplois que l'on mérite, et non pas sur base de notre capacité à emmagasinner un baratin universitaire pendant au mieux 4 ans, mais sur celle plus logique et plus saine à pouvoir travailler correctement.


C'était mon coup de gueule du jour. ;)
# Posté le lundi 13 août 2007 12:26
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:41

Réinvente moi.

Réinvente moi.

Texte de 2003, cette fois.
En plein chagrin d'amOur ^^.
Le seul, jusqu'à ce jour, et j'en frissonne encore quand j'y repense.
14 ans, toute la douleur du monde dans les dents.



Réinvente mOi l'espOir rien qu'un sOir.
RacOnte mOi des histOires parce que j'ai perdu la lumière et je suis plOngée dans le nOir.
A fOrce de trOp crOire à tOut, je me suis pris un tas de cOup dans les yeux.
Il se sOnt abimés, mais je te jure qu'en dessOus du nOir qui a cOulé,
ils sOnt tOujOurs aussi jOlis..
Les mOrsures dans le coeur que je faisais semblant de pas vOir et qui me grignOtaient petit à petit, c'était rien, c'était rien je disais. Je t'avais, alors. Et les quelques mOments de bOnheur envOlaient toutes mes rancOeurs.
C'était tellement rien.
Après tOus ces rien, mOi je vOis plus très clair aujOurd'hui.
Rends mOi juste un peu de tOn espOir. Le mien, tu te sOuviens? T'avais prOfité que je vOyais plus très bien pOur me le vOler tOut entier.
Et c'est ce dOnt j'ai le plus besOin.
Prête mOi tes dernières illusiOns, prOmis je te les rendrai tOutes prOpres. Je les veux juste le temps de me frOtter à elles. Juste pOur aller mieux.
Laisse mOi rêver ta vie, cOmme avant et me remettre sur tes pieds.
Mes yeux à hauteur des tiens, c'est là qu'il est mOn espOir. C'est de là qu'il me disait je t'aime.
Fais mOi crOire, un sOir que tu m'aimes encOre.
Je supporte plus d'être dans le nOir..

AtOnetOile.
# Posté le dimanche 12 août 2007 11:20
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:41