Il faut que tu m'aides, t'es l'seul qui sait comment m'vider la tête


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Ecrire, me relire, tout effacer. Recommencer l'expérience plusieurs fois. Et sentir la colère poindre, insinueusement.
Ou sont passés mes mots ?

Rien que ces quelques mots m'énervent.
J'ai envie -besoin- d'écrire. Me vider la tête. Mais je bloque.
Trop geignarde. Trop en colère.
Triste. Vide.


J'avais des rêves, avant.
Il me semble, en tout cas.
Et si pas des rêves à proprement parler, au moins des idéaux.
Mais des idéaux, ça fait pleurer trop souvent.
Quand d'un seul regard on comprend que notre idéal, on peut se le foutre ou je pense.
On ne vit pas dans le pays de oui-oui. En tout cas, pas moi. Je n'ai pas cette chance.
A force, je me suis habituée. Ou résignée. Un peu des deux.
J'ai rangé des morceaux d'espoir, des parcelles d'attentes, et une poignée d'exigences au placard.
J'ai beaucoup moins pleuré, après. Je me suis surprise à être cynique. Si j'ai toujours aimé l'humour noir, le mien me fait parfois peur aujourd'hui.
Je ne crois plus aux promesses. Le seul qui a promis est partit. Et celui qui compte ne promet rien.
Alors je choisis de ne pas y croire. Pour ne pas avoir l'impression de me trahir.

Il n'empêche qu'au fond de moi résonne cette petite voix, cruelle, qui me susurre que si on ne me promet rien, c'est que je ne vaux pas la peine qu'on s'y essaye.
J'en connais des tas à qui on a promis la lune. Beaucoup on fuit bien avant de la ramener, mais, ils ont promis. Et à mes yeux l'important dans une promesse n'est pas tellement qu'elle se réalise. C'est plutôt qu'au moment ou on la dit, on y croit. On vit chaque mot intensément, avec une certitude totale.

Je n'inspire peut-être pas cette certitude.
Je n'espère pourtant pas la vie. Ca aussi j'ai relégué au fond d'un tiroir, mon tiroir des "plus tard".
Juste qu'en me regardant, on puisse avoir l'envie d'y croire.




# Posté le vendredi 04 janvier 2008 09:28
Modifié le samedi 29 mars 2008 08:50

Combien je sais qu'elle souffre, et qu'elle n'a pas fini de mourir plusieurs fois.

Combien je sais qu'elle souffre, et qu'elle n'a pas fini de mourir plusieurs fois.
...


Je sais la solitude et ce goût de sang dans la bouche,

Je sais l'amour qui meurt dans des souffrances horribles.

Je sais qu'à trop se retourner, on tourne le dos au bonheur.

Je sais les coeurs rouillés qui ne partiront plus en guerre.

Mais ne me demande pas..

Pourquoi il s'en va.

Je ne sais pas.


Il dit je t'aime, et ça brille si fort dans ses yeux. Il dit je t'aime, et il est là, tout le temps. Chaque jour, sa présence, chaque jour des petits mots, chaque jour au téléphone. Le temps passe, et leur bulle se ferme de plus en plus à l'extérieur.
Je me prends à penser q
ue ces deux là ne se sépareront pas.
Jamais, jamais, jamais.
Une de
ces vraies belles histoires d'amour qui durent toujours, des comme on en voit plus nulle part, ou si rarement. Une de celles qui malgré tous vos discours " l'indépendance n'a pas de prix" vous rendent jalouses les soirs ou votre amour à vous n'est pas là.
Ca allait faire un
an. Sans tache, ou presque. Des disputes, peut-être. Des différences. Mais de l'amour à effacer tout ça.

Sauf que.

Un sms un peu froid.
Un rien bizarre. Une inquiétude sourde qui naît.
Alors, elle l'appe
lle. Juste pour savoir ce qu'il se passe.
Et celui qui la serrait dan
s ses bras en lui murmurant des pour toujours à l'oreille le matin même lui dit qu'il ne l'aime plus.
Q
ue c'est comme ça. Les sentiments se sont envolés. Partis. Elle ne sait pas comment, il ne sait pas ou, ni pourquoi. C'est fini.
Il a suf
fi de quelques minutes. Et tout est terminé. Une année d'amour envolée, éclipsée.
Sans une explication.


C'était celui de toutes les prem
ières fois.
Premier baiser, premie
r je t'aime, première fois, premières vacances.
Les amis autour ? Dis
parus. Les loisirs ? Envolés.
Quel
le importance ? Elle n'en avait pas besoin, puisqu'il était là.


16
ans, et un premier chagrin d'amour qui fond droit sur elle. Qu'elle n'avait bien évidemment pas vu venir, pas senti arriver. C'aurait été trop simple. Un premier chagrin d'amour, celui qu'on oublie jamais.
De ceux qui vous laissent au sol, pour longtemps. Au moins aussi longtemps que l'amour a duré.
Larmes,
larmes, larmes.


Il parle d'une a
mitié, peut-être, plus tard.
Mais r
ien que ce terme donne envie de vomir.
Amitié.
On a rien à faire de
l'amitié, quand on veut l'amour.
E
lle ne mange plus.


Deux jours se
passent, et c'est à se demander si la tristesse s'en ira un jour.
B
ien sûr, le temps passera. La douleur s'atténuera. Le sourire reviendra. Elle sera un jour prête à aimer à nouveau le suivant. Le suivant qui la détruira, quand lui aussi s'en ira. Et la boucle sera bouclée. Comme toujours. Elle tombera comme seule une fille peut le faire. Mon sexisme à moi? Non, ma réalité. Ce sont toujours les garçons de 16 ans qui brisent le coeur des filles de 16 ans. Dans ma vie à moi, dans mon monde à moi. Et n'allez pas me dire que j'ai faux. J'aurais aimé.

Parce qu'on aime sans armure,
sans mur érigé autour du coeur. Ca fait mal de la voir comme ça. Parce que cette douleur que je connais, est la pire que j'ai jamais connue. Et on ne peut rien, absolument rien contre cette douleur là. Le temps peut. Mais le temps qui passait si vite en sa compagnie s'éternisera. Des jours, des semaines, de longs mois. Une année peut-être. Et un jour, elle pensera à lui sans un pincement au coeur. J'y suis bien parvenue. Ne reste que la colère, certains jours, l'indifférence le plus souvent. Vous parlez d'une victoire de la vie..
Mais ses larme
s promettent le contraire. Il a promis qu'il ne reviendrait pas. Qu'il était aussi sûr de ne plus l'aimer qu'il l'avait été de l'aimer pour toujours. C'est terminé, fini, enterré.


Le lendemain..
Parce qu
e c'est un premier amour, celui à qui l'on passe et permet tout, celui qui a le droit de nous tuer le coeur à petit feu, parce qu'elle aussi pourrait tout lui faire qu'il reviendrait quand même..
Il passe la
porte, l'air penaud. La serre dans ses bras, sort de jolis bijoux de sa poche.Pour les un an. Pleure aussi.
L'amour est revenu, ou n'est
jamais parti. Une grosse tache au milieu de leur histoire, mais il est à nouveau là.
Pour toujours, ou
quelques jours. On en sait rien. Il promet la vie, évidemment. Il y croit sûrement sur le moment. Moi pas, moi plus. La mort d'un premier amour, ça te détruit la certitude. Celle que l'amour toujours existe encore.


La fin n'est pas la fin
.
Pas cette fois en tout cas.

La s
eule chose que j'espère aujourd'hui, c'est qu'elle cessera de l'aimer avant que lui ne le fasse.

Je ne
crois pas/plus à ses promesses.
Mais je crois en la douleur qu'elles peuvent provoquer.
Je pense que
je n'y ai jamais vraiment cru.
S
ans savoir si c'est parce que c'est lui. Ou si j'aurais eu la même appréhension s'il avait été un autre.



# Posté le dimanche 16 décembre 2007 05:43
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:32

Un poids, deux mesures.

Un poids, deux mesures.
...

Je m'inquiète.
P
arce que j'ouvre les yeux sur moi même et que ça n'est pas joli-joli à regarder.
La claque, ç
a a été cette semaine, après qu'un type de l'âge de mes parents se soit accroché à moi, à mes os pour être plus juste, en me disant que vu mon état, il fallait que je mange, et autre chose qu'un yoghourt. Ce qu'il ne savait pas, c'est que je venais de manger un menu complet et que ce qu'il voyait n'était que mon dessert. Ce qu'il ne savait pas non plus c'est qu'il me ferait assez mal pour que la colère me pousse à lui renverser le contenu du dessert sur ses belles fringues lisses de monsieur un peu trop gros à mes yeux.
C'était ça, ou pleurer. Et pleurer, je n'en avais pas la force. Pas au dans un fast food, pas -encore une fois- devant mon amoureux. Pas cette fois.
Je suis
remontée le coeur battant avec une envie : me peser, me prouver que ce type est un idiot et que rien n'est pire qu'avant.
J
e lui raconte, il me sourit gentiment, m'assure qu'effectivement, ce type n'est qu'un idiot. Mais.. Je vois dans ses yeux que lui aussi me trouve plus maigre qu'avant. Il ne m'en parle pas, il attendra que ça vienne de moi. Comme toujours, comme pour tout, et j'en suis soulagée.

En rentrant,
ma mère me demande si j'ai encore perdu du poids. "non,non,non"..

Je monte,
et me décide à me peser.
46 Kilos. Effectivement, je n'ai jamais pesé si peu. Pour 1m66. Sûr que c'est trop peu. Sûr que ça va devenir dangereux si ça s'aggrave.
Mais ce
qui me fait le plus mal, c'est mon apparence. Mes os, mes os qui sont partout. Les autres ont des formes, moi j'ai des creux. Dès qu'il effleure mes côtes, je me sens mal ces temps-ci. Ca passera, c'est toujours par périodes.
Ce qui
m'inquiète c'est que je n'ai rien changé à mes habitudes alimentaires.
J'ai d
es petits troubles alimentaires depuis longtemps. Des troubles alimentaires tout court, en tout cas, c'est ce que mon psy me disait. Que ça ne servait à rien de minimiser.
J'ai des phobi
es alimentaires. La peur de m'étrangler en avalant quelque chose de "dur" (d'où l'absence totale de viande rouge dans mon alimentation depuis bientôt 6 ans.), la peur de vomir ( je vérifie les dates, toutes les dates. Je ne mange rien si je n'ai pas la conviction que ça a été conservé correctement.)
Et encore
quelques autres joyeusetés. Je ne suis pas anorexique, je ne l'ai jamais été, et j'espère que je ne le deviendrai jamais. Je sais qu'il y à quelques années, je suis passée tout près. Je ne mangeais plus le midi, et très peu chez moi. Je mangeai parce qu'on me surveillait. Puis, j'ai réappris à manger. Plus lentement, avec de l'eau en face de moi, en plus petites quantités, mais j'ai réappris à manger suffisamment.

Sauf que depui
s des années aux visites médicales on me demande si j'ai des problèmes familiaux. Si je mange correctement. Si je suis malheureuse.
Sauf que
depuis des années, certains se moquent de mes os. Je réponds parfois, parfois pas. J'ai nourri pendant un temps une véritable haine des "gros." Ca me faisait du bien. J'ai grandi, ça m'est passé. Ils n'ont pas plus de chance que moi, c'est tout.
Je donnerais tout pour que mes os ne saillent plus.
Parce que
sincèrement, je me trouve jolie. Même si certains jours, mon reflet me donne envie de me recoucher, la plupart du temps, je suis satisfaite. J'ai des seins, ils ne sont pas énormes, mais j'en ai. Je n'ai pas peur des décolletés, des mini-jupes. J'aime les jeux de l'amour, et me montrer. Mais parfois, mes os ont le pouvoir de m'enlever toute confiance et de me faire pleurer. De me déprimer. De me faire mal.
Et ça, je supporte de moins en moins.

Je sais qu'il
faut que je grossisse. Je sais que ça ne sera pas facile.
J'en
ai besoin. Mais j'ai peur de ne pas en avoir envie, pas tout le temps du moins.
La dérive n'est pas loin, parce que l'image que j'ai de moi n'est pas juste, pas objective.
Et si avec q
uelques kilos de plus, je me sentais trop grosse ?
J'ai peur d
es tours que mon esprit pourrait bien me jouer.
# Posté le dimanche 09 décembre 2007 06:00
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:32

J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

J'ai comme une envie de toi, rhabille toi, où je recommence, là, tout de suite.

...
..
.

Sa voix me chatouille l'oreille, il a envie de moi, il me le dit, me le répète et c'est doux à entendre, c'est la fièvre qui monte. Il me dit, je dois m'en aller. Je suis en retard, il faut partir. Mais sa main s'égare entre mes cuisses, et remonte. Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi, je le veux, directement. Je ferme les yeux, je laisse la chaleur m'innonder le ventre, et je sens ses doigts entrer doucement. Je suis trempée, ça me fait sourire. Il est tellement plus fort que moi, que toutes les barrières que je tente de m'inventer. Je m'abandonne, et ce salaud m'embrasse et me dit : "on se rhabille." Je ris, je suis frustrée, j'ai envie, tellement.
Il est tard, il est en retard, on arrivera jamais. Mais ce feu dans mon ventre ... Mais cette lumière dans ses yeux.
Je me lève, attrappe ma jupe. Pas le temps de l'enfiler, qu'il me l'arrache. Il a trop envie, tant pis si le temps passe, et tant pis s'il devrait déjà être là bas. Il veut juste être en moi, je veux juste sentir qu'il entre au fond de moi.
Et on se fait l'amour, et c'est rapide, trop je dirais, en temps normal, mais là, si ça avait duré plus longtemps, je serais devenue folle. Le tout n'aura pas duré plus de 5 minutes, et je n'en peux plus. Il me rend complètement folle. Ses mains sur moi, je m'ouvre, lui en moi, je jouis. Pas plus compliqué que ça, j'aime cette évidence dans ce monde de fou. Et plus que tout, j'aime qu'il me fasse l'amour. Parce que dans ces moments là, à part nous deux, rien d'autre n'existe.
Son souffle dans ma nuque, son corps lourd le long de mon dos, il m'embrasse doucement.
" Tu es à moi." Et je repète oui, oui, je ne suis qu'à toi, tu n'aimes que moi, c'était si fort, si bon, je veux rester là, ton corps, tes lèvres, tes je t'aime, notre bulle. On est en sécurité, et le monde peut bien crever.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 11:02
Modifié le samedi 29 mars 2008 08:50

N'oublie jamais.

N'oublie jamais.
....


Je ferme les yeux, et me reviennent les images de la veille.
Elles
s'insinuent dans mes pensées, malgré moi.
Je tente en vain de me consacrer au cours, à l'une où l'autre discussion, mais non..
J'y r
epense.
L'envie d'écrire me tiraille, la seule chose qui me retienne, ce sont les yeux de ma voisine de classe qui risquent de se poser sur mes mots. Alors, je me contiens, encore un peu.

Sa peau contre la mienne. Son souffle sur mes lèvres. Ses lèvres qui m'embrassent, me cherchent, me caressent. Et son regard qui ne me lâche pas pendant qu'il achève de me rendre folle.
Ma respiration s'accèlère, un peu. L'envie me chatouille le ventre, les cuisses, les yeux, et là plus bas.
Sa langue me fait perdre le contrôle.
Je f
erme les yeux, les ouvre seulement pour l'observer. Et le trouver encore plus beau, comme ça.
Il rev
ient, m'embrasse doucement. Je le voudrais en moi, tout de suite. Et en même temps, le garder là, comme ça, continuer ce moment des heures, ne pas s'arrêter.
Je le s
erre, une larme qui roule sur ma joue. C'est plus fort que moi. Comme la première fois.. Ce que je ressens me dépasse. Il me regarde, passe sa main dans mes cheveux, pose ses lèvres dans mon cou.

-
Je t'aime -

Le
monde pourrait bien s'écrouler.

Mes mains se promènent sur son corps, je le connais par coeur, mais je pourrais y passer la nuit, je veux son odeur partout sur moi.

Et on
fait l'amour.
Do
ucement, tout doucement.
Je
sens les larmes qui reviennent. Et je m'en veux presque. C'est du bonheur à l'état pur qui me coule sur le visage, mais j'ai peur qu'il s'imagine autre chose. Je pleure si souvent déjà.
Et ses je t'aime dans mes oreilles. Ses yeux dans les miens. Ses mains sur mon visage. Sa bouche qu'il pose sur mes lèvres. Sa langue qui me chatouille. Et son regard amoureux. J'ose le penser, et lui dire. Il a le regard amoureux, et ça me rend dingue. Son envie que ça dure le plus longtemps possible ..
Presqu
e immobiles, je sens son coeur battre contre le mien. Je ferme les yeux. Savoure.


Je ne suis qu'à lui.
Il
n'est qu'à moi.
E
t si ça pouvait durer ..
Encore, encore, encore, encore, encore ..
# Posté le mardi 27 novembre 2007 11:02
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 05:32