Un sursis.

Un sursis.
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<3

Aimer, c'est se laisser apprivoiser.
Et quand on s'est laissé apprivoiser, souvent, on finit par y laisser des larmes. On se lance à corps, à coeur perdu dans une histoire dont les probabilités d'en ressortir indemnes sont minuscules. Parce qu'aimer ça nous change. Ca nous marque, à jamais. On ne peut pas être proche de quelqu'un pendant des mois, des années, et prétendre pouvoir oublier. Je n'y crois pas. L'oubli, c'est une chose qui n'existe pas.
Aimer, c'est accepter que quelqu'un prenne une place plus importante que celle qu'on s'accordait jusque là. Et quand on est plutôt égoïste, comme je peux parfois l'être, ça fait un choc. Un choc, parce que l'amour ne s'installe pas si lentement que ça, et si les changements nous semblent doux, un jour, ils nous sautent au visage, quand tout naturellement, on prend conscience qu'on passe après. Et que ça n'est pas un sacrifice.
Aimer, c'est accepter d'entrer en sursis. Un sursis magnifique, qui nous fait vivre plus fort. Je n'ai jamais cru qu'on pouvait être heureux sans amour, sans sentiments forts. Ne me parlez pas d'amitié.. L'amitié m'a déçue beaucoup plus que l'amour. Et pourtant, j'ai aimé. Intensément. J'ai eu le coeur en miettes, une fois. Je reste persuadée malgré tout que l'amitié est plus sournoise, plus barbare. Parce que si on ne cesse jamais d'aimer au moins un peu quelqu'un qui a été notre amour, je suis persuadée que pour ce qui est de l'amitié, les sentiments meurent comme ils naissent.
Ce sursis, si magnifique soit il est terrifiant. Parce qu'il implique que celui qui connaît tout de nous, de nos doutes, nos joies, nos espoirs, qui nous embrasse le matin en riant, qui nous fait l'amour tendrement ou passionnément, celui à qui l'on confie tout, parce que l'amour est là.. Est justement celui qui a de grandes chances de nous bousiller un jour.

Et j'ai beau tourner ces pensées dans tous les sens, je reste persuadée que l'amour n'est que ça : un sursis. Un sursis sublime, mais un sursis quand même. Une folie. Dont on redemande, encore et encore. Je sais qu'un jour, je perdrai pied à nouveau. Je me noierai peut-être. Tout ce que je peux faire, c'est prier pour que ce jour arrive le plus tard possible. Puisqu'il ne faut jamais dire jamais.

Les hommes et l'amour me terrifient, parfois.

Pix
# Posté le mardi 06 mai 2008 10:53
Modifié le lundi 16 juin 2008 14:26

Comme une envie d'aller faire un tour.

Comme une envie d'aller faire un tour.
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J'ai comme des envies de soleil, d'évasion, de chaleur. Sentir ma peau qui ne bronze qu'à peine brûler au soleil. Et même avoir mal au crâne d'y rester trop longtemps. Envie d'odeurs marines, de sols trop blancs qui font mal aux yeux si on a le malheur d'oublier nos lunettes noires. Comme une envie de sa main dans la mienne quand on marche sur la plage. Dans deux mois et demi. Ca me parait si loin. J'en meurs tellement d'envie. Même si avant, avant, il y aura son absence pendant 15 jours et que j'en tremble d'avance. Je n'ai plus fait si longtemps sans lui depuis presque deux ans, alors voilà, oui, ça me terrifie. Je sais que c'est le quotidien de certaines, mais c'est juste mon horreur. Mais ça passera. Il reviendra et on partira tous les deux. Sous le soleil, à manger des glaces, à prendre 5 douches par jour à cause de la chaleur.

Et des envies de folie. De faire l'amour sur la plage, dans le jardin, dans une ruelle. N'importe ou. N'importe quand. Que ça soit sauvage, et tant pis si on nous voit. J'en ai rien à faire des visages outrés, comme celui de la vieille dame, hier après midi. Oui, j'aurais peut-être du parler moins fort. Mais ou est le mal à demander à son homme si on peut arriver nue sous sa jupe le lendemain ? Ca l'a fait sourire, alors, le regard dédaigneux de la vieille (mal baisée =)) je m'en moque. Et tant pis si ses sourcils se sont haussés quand il a répondu "Oh oui".


J'ai des envies d'été, d'amour, tout simplement.
# Posté le mercredi 30 avril 2008 05:04

Des Mots.

Des Mots.
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J'avais des mots d'amour, des mots tendres à la pelle, qui répondaient toujours présent. Des illusions, aussi. Surtout. Je les cherche en vain, les seuls que je trouve sont ce que je m'efforce de retenir. Des mots promesse. Des mots sans doute un peu menteurs, parce qu'ils voient plus loin que je ne peux imaginer. Ces mots ne sont pas projets, ils ne sont qu'espoir.
Mais s'ils me font peur, je crois savoir qu'il ne veut tout simplement pas les entendre. Refus, crainte, manque d'envie, je ne sais pas.
Ces mots sont tapis en moi depuis toujours. Mais.. ils étaient bien, dans l'ombre. Conscients qu'un jour, ils feraient leur sortie.
Je les retiens, tant que je peux, mais j'ai si peur qu'ils filent entre mes lèvres, qu'ils m'échappent.

La première fois que j'ai dit je t'aime, ça m'explosait les tempes, je ne pensais plus qu'à ça, c'était tout simplement plus fort que moi. Heureusement , c'est arrivé juste le jour ou il m'a dit ces trois petits mots précieux.
Quand je lui ai dit que j'avais envie de lui, chaque parcelle de mon corps le ressentait.

Je n'en suis pas encore là, mais parfois, quand il m'embrasse, ces nouveaux mots viennent me chatouiller l'
esprit.
Quand il me serre si fort, ou me dit des mots d'amour.
Ou comme hier, quand il m'a envoyé ces mots.

Ceux qui crèvent d'envie de sortir m'effrayent, parce que comme les précédents, ils ont un goût de certitude. Une force que je ne pourrai pas retenir éternellement. Et je ne suis pas sûre qu'il soit prêt à les entendre. Ni aujourd'hui, ni demain. J'ai l'impression qu'il me faudrait les retenir encore des années pour que le moment soit bien choisi. S'il existe un moment bien choisi. Ce dont je doute un peu. Je le connais suffisament pour savoir que des illusions, il en a encore moins que moi. Il ne les prendrait pas au sérieux, il penserait que je me trompe, ou que ces mots n'ont rien à faire entre nous.
Ils me terrifient, parce que mes mots se trompent rarement, mes émotions aussi. Peut-être qu'ils ne parlent que pour moi, peut-être qu'ils ont raison et que ce que je ressens est la réalité. Mais si c'est le cas, celle qui a le plus peur, c'est sûrement moi.

Ces mots sont des morceaux de rêve, des promesses lointaines. Des mots d'amour, que certains disent tous les jours, mais que je n'ai jamais dit.
Un peu parce que mes illusions ont été piétinées il y à longtemps par un grand con qui m'avait promis la vie, un peu parce que sa réaction à lui pourrait me faire si mal. Plus que s'il me disait que ces mots sont des mensonges, le silence qui me répondra sûrement me brisera un peu trop.

Alors, je retiendrai ces phrases, ces mots.
Même s'ils brillent de plus en plus fort au fond de mes yeux.
Même si parfois, je ne sais rien dire à la place.
Parce que ce qui s'impose, ce sont ces mots là.
Je les retiendrai le plus longtemps possible.

Mais je ne tiendrai pas toute une vie.
# Posté le mercredi 23 avril 2008 04:48

Dis moi qu'un jour je retrouverai le courage pour avoir la vie dont je rêvais.

Le même shéma, à l'infini.
Le réveil et une pointe d'espoir. Le soleil qui s'infiltre par la fenêtre. Un sourire qui s'étire, doucement.
Choisir des vêtements dans les quels je me sentirai jolie, ceux des débuts de journée heureux. Ou des vêtements passe-partout, cache misère, cache ma peur. De ceux dans les quels ont peut se laisser effacer, doucement.
Et les cours, parfois, souvent, ça dépend. Plus l'envie, j'y vais par habitude, et parce qu'une journée perdue me fait me sentir un peu trop mal. Oui, tout ça changera dans moins de six mois. Je prendrai une autre voie, et les choses retrouveront un sens. J'aimerais pouvoir exister en attendant. Mais non.
Les cours deux heures, quatre heures. Un peu plus si.. si je me sens vraiment bien. L'impression de perdre du temps. D'être seule, seule. Sans avoir la force d'aimer d'autres personnes. Rentrer chez moi, un sourire aux oreilles un jour sur deux. Qui ne tiendra pas bien longtemps, mais qui naît parce que je le rejoins le soir. Le jour sur deux, celui qui reste, je le passe à attendre le lendemain. Ma vie me fait un peu peur. J'aimerais tenir debout.

Je m'arrête là, parce que comme chaque fois que j'essaye d'écrire, je bloque.
Et je sens les larmes de rage revenir.

J'espère trouver le courage de ne pas abandonner.


" Je ne suis pas heureuse."

Ca m'a demandé un effort considérable, mais je l'ai dit tout haut.
Et ça fait encore plus mal, tiens.

Comme une honte.
# Posté le mardi 22 avril 2008 10:00

Montre moi le monde du doigt.

Montre moi le monde du doigt.

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Il s'approche de moi, et je sens un poids s'envoler. Quand la chaleur de son corps se mêle à la mienne, je ferme les yeux. Et le monde disparait.

C'est une façon de fuir, je sais, mais dans ses bras, j'oublie ce qui me blesse et m'arrache des larmes. Instinctivement, je me roule, un peu. J'ai la position que prennent les bébés. Mais je m'enfous. Puisqu'il m'entoure doucement de ses grands bras en me répètant dix fois s'il le faut qu'il est là. Tout à moi. Et si je pleure, ça n'est plus de peur, plus d'angoisse, plus de tristesse. C'est parce qu'enfin, je trouve ma place.

Son t-shirt me gêne, me prive de lui. Je le soulève, et colle mon ventre au sien. Quand ça ne me suffit plus, je lui enlève. Embrasse chaque parcelle de son torse, et rêve de m'y enfuir.

Il allume des bougies autour de nous, et fait craquer une autre allumette. L'encens parfume la pièce. Une musique douce dans les oreilles, je me couche sur le ventre. Attend qu'il dépose son corps sur le mien, pour me sentir encore plus petite. Savoure. Je voudrais juste.. fermer les yeux.

Il attrappe un flacon d'huile de massage parfumée, et me masse le dos. Longtemps, lentement. Je ne veux plus rien savoir, juste en profiter, juste rester là, toujours. Quand après une éternité, il pose ses lèvres dans mon cou jusqu'à ce que je me retourne pour l'embrasser, je ne sais plus rien. Il est là, et le reste, je m'en fous. Sa peau, ses caresses, et lui qui entre en moi, doucement.

Je m'envole.
# Posté le mardi 15 avril 2008 05:56
Modifié le mercredi 16 avril 2008 03:55