Ou tu es, j'irai te chercher.

Ou tu es, j'irai te chercher.
..
.


Il y a toujours un moment où l'on choisit. De s'attacher, ou pas. J'en suis persuadée. Ce moment, je le reconnais, n'est pas toujours si facile à percevoir. Mais il existe. Il ne dure qu'un instant, une heure, une journée. C'est dans une odeur, un souffle, un rire. Que l'on sait, que l'on sent, que l'on ressent l'attachement à venir. Comme une évidence qui s'impose. C'est à cet instant là, cet instant précis qu'il faut choisir. De se laisser apprivoiser, aimer, et de jouer le jeu. De ne plus fuir, ne plus reculer. Ou alors, il faut s'en aller. Tout de suite, très loin, et sans jamais plus se retourner. Parce qu'une fois qu'on se sera laissé aimer, il sera trop tard pour faire marche arrière. Pour longtemps, longtemps.

Ce choi
x, c'est la peur qui le dicte.
La peur de souffrir. La peur de perdre une part de soi, en gagnant à la place, un petit bout de l'autre. Celui dont on s'entiche, à qui l'on s'attache. Celui qui prendra tout l'espace qu'on avait promis de ne plus offrir. Parce qu'on sait. Que l'amour, un jour, ça s'en va, et ça fracasse tout. Le coeur, les certitudes, et ce qui nous donne l'envie de se lever. L'amour qui meurt, même lentement, c'est tellement violent. On se jure de faire gaffe à l'amour, et de prendre notre coeur à notre cou, quand au détour d'une rue, il pointe son nez.

Mais un jou
r, des mois plus tard, un an, plus peut-être, une odeur se faufile. Elle s'impose, et c'est tendre. Ca sent l'évidence, celle qui va nous faire planer. Les résistances lâchent les unes après les autres. Doucement. Et la langueur dans la quelle elle nous plonge nous fait oublier qu'on s'était promis. Plus jamais. Plus jamais. Mais son parfum s'insinue encore. Et le soir, il est là, sur nos mains. Parce qu'on a craqué, qu'on a passé nos doigts sur sa peau, comme ça, pour jouer. Il nous sourit, et ça suffit. On s'endort en respirant nos paumes, qui sentent encore un peu son parfum. Cette sensation si longtemps perdue. Un mot habille nos journées. Et même si un mot, ça n'est rien, une journée habillée, ça fait tellement de bien. Le vide s'efface.

Ca fait des années maintenant.
J
'avais presque seize ans, et une promesse idiote, une promesse de survie : je ne laisserai plus jamais le sourire d'un autre guider mes journées, plus jamais je ne serai dépendante de quelqu'un. Sauf que lui, il était là. Il ne me demandait rien, mais peu à peu, j'ai repris goût.. à tout. Et j'ai choisi. En connaissance de cause. J'allais m'attacher. Et fort. Ca serait lent, mais ça serait tellement là, que ça prendrait toute la place.

Au début, je me suis fait d'autres promesses. Ne l'aime pas trop fort. Ne pleure jamais devant lui. N'en demande pas trop. Laisse le te dire je t'aime le premier. Rapelle toi de tout, stocke le plus de souvenirs. Ne prend que le meilleur. Savoure le, ça ne durera pas. Ecris tout, consigne chaque mot tendre, chaque moment hors du temps. Ecris les, enferme les, sinon le bonheur s'en ira avec la mémoire.

Bie
n sûr, je n'y suis pas arrivée. Si tôt qu'il m'a dit je t'aime, le premier, mes résistances sont toutes tombées. J'ai appris à parler. A lui parler. Et ça a été terminé. De mes belles résolutions. Je me suis mise à lui appartenir, sans qu'il n'ai rien fait d'autre que d'être là. Il a surpassé tout ce que j'avais pu vivre auparavant. Et ça continue, aujourd'hui encore. Je viens d'avoir 20 ans, et quand je lis quelque part "je lui appartiens", c'est comme si c'était écrit en moi. J'ai pris ce risque, ce risque idiot. Je n'ai pas reculé, pas fui, j'ai tué la peur et je me suis laissée tomber. Même si je sais qu'un jour.. Tout ça.. Me rendra probablement folle de douleur, je n'arrive plus à comprendre comment on peut s'endormir le soir en n'appartenant à personne, et en n'ayant jamais entendu : "Je t'appartiens tout entier.".

Je ne sais pas.

Ce ne sont que d
es mots. Si seulement. Dans mon cas, bien sûr, c'est faux. Ce ne sont pas que des mots. Je lui appartient, c'est un fait. Indiscutable. Lui, je ne sais pas. Il ne ment pas. Jamais. Mais je ne sais pas s'il le ressent de la même manière. Je n'ai même pas envie d'y réfléchir. Mais être l'un à l'autre, c'est encore ce que j'ai trouvé de plus évident sur terre.
# Posté le lundi 16 juin 2008 14:44

Vous me faites rires, avec vos formules toutes prêtes.

Vous me faites rires, avec vos formules toutes prêtes.
C'est vrai.
J'ai des idées fixes, une morale qui m'appartient et que je me suis crée de toute pièce, et des principes sur les quels je ne transige pas. Jamais.
L'hypocrisie me donne envie de vomir. L'infidélité aussi. L'amour libre, je n'y crois pas. C'est simple, un amour que l'on partage a plus de deux n'est pas un amour. Le qualifier d'amour est une insulte. J'ai une vision de l'amour étriquée, complexe, intense, exclusive, tendre, passionelle, sensible. Une vision personelle. Conçue, et transformée au fil de mes expériences et par elles.
Avec le temps, j'ai fini par m'ouvrir un peu à la différence. Et même à l'apprécier. J'en suis plus épanouie. Mais il y a des choses que je n'admettrai jamais. Et ça, même si la personne en face de moi s'épouponne, me considère comme un monstre d'intolérance. C'est au delà de ça, bien au delà. La tolérance n'a rien à y voir. C'est quelque chose qui bat en moi. On aime, comme on a été aimé. On aime comme on a appris à le faire. Et quand je vois, entends certaines choses, je refuse d'apeller ça de l'amour. Libre à vous. Mais pas à moi. Désolée.
Je suis entière. Je me battrais jusqu'au bout s'il le fallait quand je suis face à une injustice. Que la bataille me profite ou profite à un inconnu. Je crois fermement que laisser faire est bien pire que de faire. Je n'ai aucun respect pour ceux qui regardent sans rien faire se produire des choses ignobles. J'ai toujours été la première à monter sur la table, pour défendre mes droits ou ceux d'un autre. Et je continuerai. Petite, ça me valait d'être envoyée chez monsieur le directeur. Plus grande, d'être fichue hors des cours, ou virée d'un boulot. Mais jamais je n'ai laissé un enfoiré faire régner la terreur sous prétexte qu'il avait le pouvoir. Jamais.

Et si ça me vaut d'être adorée, ou détestée, c'est toujours bien mieux que de n'être qu'une petite idiote de plus, qui se tait de crainte de perdre un peu de popularité plutôt que de l'ouvrir, parfait. Tout vaut mieux que trahir ce que je suis.Et puis, j'ai l'habitude.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 16:46

Elle a tiré la première.

Elle a tiré la première.
<3

C'est comme un sourire dans l'air, une impression légère d'abandon.

Ca fer
ait trop mal, sinon. Sortir de là et y penser encore, non. En quittant la salle, elle a senti ses épaules s'affaisser, son désespoir poindre un peu trop fort. Encore raté. Elle s'est maudit, se traitant avec une cruauté que jamais elle n'oserait adresser à d'autres. Attaquant ses points faibles qu'elle connait si bien, les malmenant, jusqu'à ressentir une brûlure cuisante. Celle de l'échec, encore, toujours. Elle ne se souvient plus de ses derniers succès, mais parfaitement de cette foule d'erreurs qui jalonnent son parcours. On les lui rappelle bien trop souvent pour qu'elle puisse les oublier.

En sortant du b
âtiment, elle l'aperçoit au loin. Ce garçon un peu trop charmeur, si sûr de lui, qu'elle a rendu malade quelques mois auparavant. Oh, pas malade d'amour, ça non. Elle ne sait même pas si un jour il a déjà été amoureux, vraiment amoureux. Mais rendu fou à force de ne pas céder. Il avait tout fait pour l'avoir. S'était montré parfait. Des promesses, des mots tendres, et une présence réconfortante. Il avait simplement sous éstimé l'amour qu'elle portait à son homme à elle. Toute cette histoire n'a jamais été qu'un jeu. Les mots mentent si facilement. Ses promesses étaient fausses. Du moins, c'est ce dont elle est persuadée. Trop cynique, alors que tant la croient trop naïve, elle n'aurait jamais pu croire en la sincérité d'un tombeur invétéré. Oh non..

Curieu
sement, ça n'avait pas été très compliqué de lui résister. Il parait que c'est toujours difficile de résister à l'incarnation de la perfection. Et elle doit bien lui reconnaître ça. La perfection, il l'avait mimée avec brio. Mais si l'espace d'un instant, elle a pu se demander pourquoi elle n'avait pas toujours droit à ça, jamais elle n'a imaginé partir. Aussi imparfaite puisse paraître sa relation aux autres, elle la trouve bien trop belle pour ça. Jamais elle ne la salira. Pas pour ça, pas pour des fausses promesses, ni des yeux qui font semblant de briller d'émotion, alors qu'ils ne brûlent que d'envie, de désir, d'avidité. Oh, non. Elle n'est pas si naïve.
Et ça, ça l'a rendu fou. Il ne comprenait pas pourquoi son numéro d'homme parfait ne prenait pas. Il n'imaginait pas.. La force de ce qui la brûle si fort à l'intérieur quand elle pense à lui, à son amoureux. Il s'est attaqué à plus fort que lui. Et a fini par le reconnaître.

Le jeu s'arrête là.
Ou pas.

Cette
fille un peu paumée, une ombre dans les couloirs, qui ne sait pas encore en fin d'année ou se situent tous les locaux, pour ne pas les avoir suffisamment fréquentés cette année, cette fille là a en elle une chose qu'elle adore autant qu'elle déteste.
Un ch
arme un peu naïf. Un regard allumeur accroché à un visage d'adolescente qui quitte juste l'enfance. Et cette chose lui joue parfois des tours. Parce qu'elle revient quand la vie lui parait un peu trop dure, un peu trop sombre. L'enfant en elle sourit, rit, sautille, pose sa tête sur une épaule, cherche la chaleur humaine des confidences. Et l'enfant n' a pas conscience de la porté de ses actes anodins. Pas vraiment. Il cherche juste à se rassurer, à se prouver qu'elle est toujours la plus jolie, toujours celle qu'on cajolera. Cette chose enfouie en elle lui joue parfois des tours qu'elle déteste.

Il lui a fai
t signe, assis dans l'herbe. Autour de lui, son harem. Cinq ou six filles, comme toujours. Qui lui sourient, et passent tous ses caprices. Murmurent son nom, le souffle court, dans le creux de son oreille le soir. Ses groupies. Oui, c'est vraiment ça.
Le rejoignant, elle
s'assied à coté de lui. Ne fait pas attention à toutes ces filles, sympathiques, jolies. Toujours du même type. Curieusement, elle détone. Elle est encore une fois celle qui a l'air la plus jeune, alors que bien sûr, elle a au moins un an de plus que toutes ces filles. Il séduit au préau, avec une facilité déconcertante. Encore, toujours.
Et se
confie. Raconte l'examen, raconte les regards et les rumeurs insupportables, toutes ces choses qu'elle exècre et qui étaient légion cette année. Et sourit, doucement. Un poids en moins, le c½ur allégé pour quelques secondes, minutes, heures.
Se re
nd compte, malgré tout, que son sourire doit encore se jouer d'elle, aux regards que les autres filles lui jettent. Elle est l'intruse, mais s'en fiche pas mal, puisqu'il n'a d'yeux que pour elle. Qu'elle confond avec les oreilles. Elle a simplement besoin qu'on l'écoute. Il n'écoute pas. Il fait juste semblant. Et ça fait illusion.

La pluie to
mbe.
En se levan
t, elle pense à son homme qu'elle retrouvera le soir.
Elle
a hâte. C'est de lui qu'elle a besoin.
Parce qu'
avec lui, ces regards de petite filles qui s'égarent ne lui jouent pas de tour. Il n'en profite pas, n'en a jamais profité. Quand elle pleure, il l'écoute, la console. La regarde, sans penser à mal. Sans voir plus loin. Pas comme ces autres, avec qui elle fait tout de travers.
Les gouttes de plui
e se font trop épaisses, elle passe son blouson au dessus de sa tête, et rit. Quand il pleut, elle rit toujours. C'est plus fort qu'elle. La pluie n'a rien de drôle, mais les grosses goutes la rendent hilares. Enfant, enfant, enfant.
Il lui souri
t, et elle comprend que son naturel n'a plus sa place ici. Son regain d'enfance doit s'en aller vite, ou encore une fois, il va donner d'elle une image qui ne lui correspond pas.

Elle dit au revoir
, et s'éloigne.
L
es filles lui font un petit signe et disparaissent.
Elle
accélère, soulagée.
Il la
rattrape, la fait pivoter en tirant sur sa manche.
Pose l'une de ses mai
ns sur ses hanches, et l'attire à lui.
Un
geste doux qui ne lui ressemble pas.
Elle n'a qu'une dem
i seconde pour tourner la tête et crier non.



" Allumeuse ".

Les mots cl
aquent, son rire aussi.
Il dit qu'un jour, elle ne pourra que céder. A son charme, et si pas au sien, à celui d'un autre.
P
arce que ce jeu là, celui du désir, de l'envie, de la sensualité coule dans ses veines. Un peu trop fort. Juste un peu trop fort.
Un jour, il
prendra le pas sur tout, même sur l'amour, c'est ce qu'il lui assure.

Dans ses y
eux à elle, deux larmes pointent.

Elle tourne les
talons.
Se disant qu'i
l a tort.
Qu'elle n'aime
pas ce monde, ou les hommes se pensent irrésistibles, et ou chaque fille qui sourit est classée allumeuse. Qu'elle se souvient d'un temps ou tout était plus simple. Ou son sourire, et ses yeux qui brillent ne lui apportaient pas d'ennuis.

Et il a
tort.
Elle ne craquera
pas, jamais.
Entre ses ma
ins, elle tient l'amour.
Le vrai, le pur. Celui
qui tient chaud, celui qui fait mal, qui fait se tordre le ventre quand on imagine seulement sa fin. Celui qui nous attache au point qu'une séparation de quelques jours donnent l'impression que c'est un bras qu'on vous arrache.
Celui qui donne des
frissons, quand on s'imagine dans les bras d'un autre, mais des frissons de dégoût.

Elle a été cet
te fille allumeuse, il y à longtemps.
Avant de com
mencer cette belle histoire, elle a été cette fille qui avait besoin d'un regard rassurant, de chaleurs inconnues, de fausses promesses. Elle a éte cette fille là. Mais depuis plus de trois ans, elle n'a jamais regretté cette partie de sa vie. Jamais. Et tant que l'amour continuera, jamais elle ne la regrettera. C'est comme ça.
Elle a cette chance énorme, de partager une histoire d'amour avec un garçon qui a une totale confiance en elle. Et elle ne la perdra pas. C'est hors de question. Simplement.

L'amour est pl
us fort qu'elle, plus fort que ça, plus fort que tout.
Un point c'est tout.
# Posté le mercredi 04 juin 2008 13:28
Modifié le lundi 09 juin 2008 03:48

Des mots.

Des mots.

<3..
.

" Dis moi des mots, ceux qui font frissonner, je veux entendre ta voix, sentir ton souffle au creux de l'oreille, des mots chauds, des mots qu'on ne dit pas tout haut, des mots pour m'essouffler rien qu'à les entendre, des mots qui me vrilleront le ventre quand je me les rappellerai demain matin, au milieu de gens. Dis moi des mots.. "


Et son corps rejoint le mien, chaque parcelle de mon corps est recouverte par le sien, et la pensée débile que c'est mieux d'être la plus petite des deux, parce que la plus petite personne, c'est celle qu'on recouvre toute entière, celle qu'on protège, celle à qui il n'arrivera rien. On est de coté, et je pourrais aussi bien mourir de désir que m'endormir entre ses bras, tellement ce creux là m'appartient. Mon corps le ressent, ce creux est le mien, sa chaleur aussi, et nos tailles se complètent à merveille. Son nez , ses lèvres me chatouillent les lobes, il souffle doucement, et je fonds déjà. Encore une fois. J'attends, parce que le meilleur est à venir, j'attends, les yeux fermés.
Il me dit des mots doux, des mots tendres, des mots d'envie, de désir, et nos corps ondulent lentement. Je sens son envie contre la mienne, et c'est un supplice de résister encore. Ses mots me caressent, il sent mon émoi, et m'achève en m'assurant que les mots ne sont rien comparé aux gestes, aux caresses, qui vont suivre. Je me retiens de le supplier d'arrêter les avec les mots, parce qu'ils me rendent folle, je n'ai plus conscience de rien d'autre que de nos deux chaleurs..

Plus tard, je penserai, les mots ne sont rien, rien, rien du tout.
Comparé à tout cela, ils ne sont rien.


Rideau.
# Posté le lundi 26 mai 2008 17:07
Modifié le jeudi 29 mai 2008 04:40

Petites pensées.

Petites pensées.
..
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Je ne sais pas d'où je tiens cette terreur froide qui s'insinue dans mes veines dès que je pense à l'été. Plus précisément, à ces deux semaines sans lui. Deux semaines, je sais que pour beaucoup d'entre vous, ça n'est rien. Un morceau de quotidien, parfois même une routine. Mais voilà, ça fera deux ans que je n'aurai pas eu à faire si longtemps sans lui. Je l'avais supporté très difficilement il y à deux ans. Bien sûr, pas pour rien. C'était pile la période ou j'avais du faire un choix très dur moralement, et sans lui. Mais.. Ca n'empêche. Deux semaines, ça me parait extrèmement long. Même pour une expèrte en comptage de jours à l'envers, à l'endroit, de travers. Ca fera quand même 14 ou 15 nuits. Je passe pour la névrosée de service quand je dis ça, pour la fille tellement accro qu'elle va s'asphixier d'elle même, juste quand elle a un peu plus d'air que d'ordinaire. Mais c'est plus fort que moi. Le manque m'effraye, mais il n'est qu'une petite peur de mon angoisse. Ce qui me tient éveillée la nuit quand j'y pense, c'est autre chose, c'est cette ... terreur froide. Celle contre la quelle on ne peut absolument rien. Et tous ces trucs de magasines, un peu bidons, comme se crier "stop" quand on se rend compte qu'on pense trop loin, que nos craintes sont absurdes, n'arrivent jamais à me calmer. J'ai peur que là bas, il se rende compte qu'il est mieux sans moi. Que je ne lui manque pas. Ou que la bombe pas loin sur une autre serviette de plage pourrait être sympa à tripoter pendant 15 jours. C'est la dernière hypothèse à la quelle je pense le moins, pourtant. Elle ne vient qu'en dernier ressort, celle là. J'ai plus peur qu'il se lasse de moi quand il n'est pas là, que quand il a son visage à deux centimètres du mien. Mes contradictions me sautent aux yeux, mais ça ne suffit pas.

J'ai hâte d'y être, au lendemain de ces 15 jours.
L'été pourra enfin commencer, pour moi aussi.

En sourdine, j'entends déjà quelques remarques acerbes. Je m'en fous. Aussi dur que cette mini séparation soit, je me rapelle qu'à chaque fois, en me retrouvant dans ses bras, des larmes de joie sur les joues, j'ai pensé : ça valait le coup.
Alors si je donne l'impression de ne pas être capable de m'imposer, parce que je ne tente pas de lui interdir de partir sans moi, je m'en fous. Je ne suis ni sa mère, ni sa prof, ni rien de tout cela. Juste son amoureuse. Et jusque là, ça a l'air de marcher plutôt bien. Bien mieux que tous celles qui crient quand leur homme boit un verre de trop, ou posent des conditions. Bien mieux que tous ceux qui tellement jaloux, empêchent leur amoureuse d'aller au ciné avec un autre, ou de sortir sans lui. Cette méthode a ses limites, et me fait parfois mal. Mais.. Je n'ai pas envie d'en changer. Parce que.. Ce qu'on a, ça vaut de l'or. Et l'entendre me dire qu'il est heureux avec moi parce que je ne lui ai jamais demandé de sacrifier plus de choses qu'il n'en était capable, ça me rend heureuse.

3 ans, 3 mois aujourd'hui.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 04:10