Sourire.

Sourire.
...
.


Un regard inconnu se plante dans le mien. L'homme au quel ce regard appartient porte des écouteurs. Je souris, parce que moi aussi, j'en porte. Il a une petite lumière dans les yeux. Reconnaissable entre toutes, celle qui flatte l'égo, celle du charmeur. On se sourit, et deux mètres plus loin, je l'oublie déjà. Perdue dans mes pensées. La voix de mon homme me résonne encore dans les oreilles. Une voix qui sent bon le soleil, puisqu'il est en vacances pour encore quelques jours. Qui sent l'alcool, un peu aussi. Et repenser à ses mots me fait frissonner, mon ventre aussi est parcouru d'une onde un peu particulière, la même qui le traverse le lendemain de nuits d'amours qui font rougir. Je souris un peu trop, chantonne, et décompte les jours. Une main est de trop pour les comper, et ça, ça me rend heureuse.
Je n'entends pas les pas derrière moi. Ni la voix qui tente de m'interrompre. Une main se pose sur mon épaule. Je me retourne, c'est l'inconnu. Il a du m'entendre chanter, mais ça ne l'a pas arrêté. Il a l'air essouflé, et tiens dans la main une bouteille de coca. Qu'il me tend, avec un sourire gêné et les yeux qui s'égarent. Je ne comprends pas. Le remballe un peu trop brusquement, et voyant son air dépité, je le rassure. Faut pas m'en vouloir, c'est juste que.. J'aime pas le pétillant.

Un peu déçu, il ajoute qu'il n'habite pas loin, et qu'il peut retourner me chercher de l'eau, si je veux. Mais qu'il veut m'offrir un verre. Parce que mon sourire lui plait, que mes yeux aussi, et que voilà, il trouvait ça mignon.

Je dis non merci, et je m'en vais.

Un sourire aux lèvres.

3 ans et 5 mois aujourd'hui <3
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 09:40

..

..
Avant, j'étais là bas.

..
# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:27
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 08:15

Liste moi.


..
.
Je t'aime pour dire bonjour, parce que tu ouvres les yeux, et que je me sens bien. Je t'aime pour dire pardon. De ne pas être parfaite, tout le temps, partout. Je t'aime pour dire merci, d'être là, malgré mes phobies, en dépit de mes angoisses, de mon coté nunuche, enfantin, ma nymphomanie, mes besoins d'être rassurée, cajolée, tout le temps. Je t'aime pour dire tant pis. Si on est pas pareils, si parfois tu me rends dingue et que ça ne fait pas du bien. Je t'aime pour dire je ne te comprends pas, mais je te prends comme ça. Parce que c'est toi, et que le reste, on s'en fiche, au fond. Je t'aime pour dire tu es beau, ça me serre le ventre, ça me fait mal aux yeux. Je t'aime après l'amour, parce que c'est si fort, si bon, que je plane, et que c'est toi, toi, toi, qui me fait ça. Je t'aime pour dire la première fois, c'était déjà toi. Je t'aime pour dire stop, arrête, je ne veux plus entendre de mots qui blessent, je ne veux plus rien dire qui ne sonne pas comme l'amour, pour courcircuiter la tension. Je t'aime pour dire j'ai de la chance. D'être avec quelqu'un qui m'emmène au ciné, voir des niaiseries, sans ronchonner. Qui m'aime et me le dit. Je t'aime, pour dire je suis là. Encore, encore, encore. Je t'aime, quand j'ai mal, parce que c'est une force, de dire je t'aime quand on a mal.
Je t'aime, pour dire que quand je t'aperçois au loin, ça me vrille encore le ventre. Je t'aime, pour dire que ça a toujours été toi. Rien que toi, rien que moi. Je t'aime pour dire je t'aime.



..
# Posté le lundi 30 juin 2008 07:08

Ou tu es, j'irai te chercher.

Ou tu es, j'irai te chercher.
..
.


Il y a toujours un moment où l'on choisit. De s'attacher, ou pas. J'en suis persuadée. Ce moment, je le reconnais, n'est pas toujours si facile à percevoir. Mais il existe. Il ne dure qu'un instant, une heure, une journée. C'est dans une odeur, un souffle, un rire. Que l'on sait, que l'on sent, que l'on ressent l'attachement à venir. Comme une évidence qui s'impose. C'est à cet instant là, cet instant précis qu'il faut choisir. De se laisser apprivoiser, aimer, et de jouer le jeu. De ne plus fuir, ne plus reculer. Ou alors, il faut s'en aller. Tout de suite, très loin, et sans jamais plus se retourner. Parce qu'une fois qu'on se sera laissé aimer, il sera trop tard pour faire marche arrière. Pour longtemps, longtemps.

Ce choi
x, c'est la peur qui le dicte.
La peur de souffrir. La peur de perdre une part de soi, en gagnant à la place, un petit bout de l'autre. Celui dont on s'entiche, à qui l'on s'attache. Celui qui prendra tout l'espace qu'on avait promis de ne plus offrir. Parce qu'on sait. Que l'amour, un jour, ça s'en va, et ça fracasse tout. Le coeur, les certitudes, et ce qui nous donne l'envie de se lever. L'amour qui meurt, même lentement, c'est tellement violent. On se jure de faire gaffe à l'amour, et de prendre notre coeur à notre cou, quand au détour d'une rue, il pointe son nez.

Mais un jou
r, des mois plus tard, un an, plus peut-être, une odeur se faufile. Elle s'impose, et c'est tendre. Ca sent l'évidence, celle qui va nous faire planer. Les résistances lâchent les unes après les autres. Doucement. Et la langueur dans la quelle elle nous plonge nous fait oublier qu'on s'était promis. Plus jamais. Plus jamais. Mais son parfum s'insinue encore. Et le soir, il est là, sur nos mains. Parce qu'on a craqué, qu'on a passé nos doigts sur sa peau, comme ça, pour jouer. Il nous sourit, et ça suffit. On s'endort en respirant nos paumes, qui sentent encore un peu son parfum. Cette sensation si longtemps perdue. Un mot habille nos journées. Et même si un mot, ça n'est rien, une journée habillée, ça fait tellement de bien. Le vide s'efface.

Ca fait des années maintenant.
J
'avais presque seize ans, et une promesse idiote, une promesse de survie : je ne laisserai plus jamais le sourire d'un autre guider mes journées, plus jamais je ne serai dépendante de quelqu'un. Sauf que lui, il était là. Il ne me demandait rien, mais peu à peu, j'ai repris goût.. à tout. Et j'ai choisi. En connaissance de cause. J'allais m'attacher. Et fort. Ca serait lent, mais ça serait tellement là, que ça prendrait toute la place.

Au début, je me suis fait d'autres promesses. Ne l'aime pas trop fort. Ne pleure jamais devant lui. N'en demande pas trop. Laisse le te dire je t'aime le premier. Rapelle toi de tout, stocke le plus de souvenirs. Ne prend que le meilleur. Savoure le, ça ne durera pas. Ecris tout, consigne chaque mot tendre, chaque moment hors du temps. Ecris les, enferme les, sinon le bonheur s'en ira avec la mémoire.

Bie
n sûr, je n'y suis pas arrivée. Si tôt qu'il m'a dit je t'aime, le premier, mes résistances sont toutes tombées. J'ai appris à parler. A lui parler. Et ça a été terminé. De mes belles résolutions. Je me suis mise à lui appartenir, sans qu'il n'ai rien fait d'autre que d'être là. Il a surpassé tout ce que j'avais pu vivre auparavant. Et ça continue, aujourd'hui encore. Je viens d'avoir 20 ans, et quand je lis quelque part "je lui appartiens", c'est comme si c'était écrit en moi. J'ai pris ce risque, ce risque idiot. Je n'ai pas reculé, pas fui, j'ai tué la peur et je me suis laissée tomber. Même si je sais qu'un jour.. Tout ça.. Me rendra probablement folle de douleur, je n'arrive plus à comprendre comment on peut s'endormir le soir en n'appartenant à personne, et en n'ayant jamais entendu : "Je t'appartiens tout entier.".

Je ne sais pas.

Ce ne sont que d
es mots. Si seulement. Dans mon cas, bien sûr, c'est faux. Ce ne sont pas que des mots. Je lui appartient, c'est un fait. Indiscutable. Lui, je ne sais pas. Il ne ment pas. Jamais. Mais je ne sais pas s'il le ressent de la même manière. Je n'ai même pas envie d'y réfléchir. Mais être l'un à l'autre, c'est encore ce que j'ai trouvé de plus évident sur terre.
# Posté le lundi 16 juin 2008 14:44

Vous me faites rires, avec vos formules toutes prêtes.

Vous me faites rires, avec vos formules toutes prêtes.
C'est vrai.
J'ai des idées fixes, une morale qui m'appartient et que je me suis crée de toute pièce, et des principes sur les quels je ne transige pas. Jamais.
L'hypocrisie me donne envie de vomir. L'infidélité aussi. L'amour libre, je n'y crois pas. C'est simple, un amour que l'on partage a plus de deux n'est pas un amour. Le qualifier d'amour est une insulte. J'ai une vision de l'amour étriquée, complexe, intense, exclusive, tendre, passionelle, sensible. Une vision personelle. Conçue, et transformée au fil de mes expériences et par elles.
Avec le temps, j'ai fini par m'ouvrir un peu à la différence. Et même à l'apprécier. J'en suis plus épanouie. Mais il y a des choses que je n'admettrai jamais. Et ça, même si la personne en face de moi s'épouponne, me considère comme un monstre d'intolérance. C'est au delà de ça, bien au delà. La tolérance n'a rien à y voir. C'est quelque chose qui bat en moi. On aime, comme on a été aimé. On aime comme on a appris à le faire. Et quand je vois, entends certaines choses, je refuse d'apeller ça de l'amour. Libre à vous. Mais pas à moi. Désolée.
Je suis entière. Je me battrais jusqu'au bout s'il le fallait quand je suis face à une injustice. Que la bataille me profite ou profite à un inconnu. Je crois fermement que laisser faire est bien pire que de faire. Je n'ai aucun respect pour ceux qui regardent sans rien faire se produire des choses ignobles. J'ai toujours été la première à monter sur la table, pour défendre mes droits ou ceux d'un autre. Et je continuerai. Petite, ça me valait d'être envoyée chez monsieur le directeur. Plus grande, d'être fichue hors des cours, ou virée d'un boulot. Mais jamais je n'ai laissé un enfoiré faire régner la terreur sous prétexte qu'il avait le pouvoir. Jamais.

Et si ça me vaut d'être adorée, ou détestée, c'est toujours bien mieux que de n'être qu'une petite idiote de plus, qui se tait de crainte de perdre un peu de popularité plutôt que de l'ouvrir, parfait. Tout vaut mieux que trahir ce que je suis.Et puis, j'ai l'habitude.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 16:46